Learn_Toulouse.jpg

Apprends

Apprend tout sur l'histoire de MagicBus.

 

Il était une fois...

 
 

 

1. une idée née en Nouvelle Zélande

 
New_Zealand.jpg
 
 

Je m'appelle Lisette, et pour vous expliquer d'où vient l'idée MagicBus je dois vous parler d'un voyage. 

 

Il y a 4 ans, j’entreprenais un voyage en solitaire en Nouvelle-Zélande. J’ai passé 4 mois à voyager entre les deux îles et a expérimenter différentes façons de voyager. 

 

J’ai d’abord commencé mon voyage en me déplaçant en autobus et en dormant dans des auberges de jeunesse. Aussi simple que ça puisse paraître, c’était une expérience incroyable! J’ai rencontré des voyageurs de partout, ayant des cultures et des histoires différentes. J’ai découvert des personnes uniques et intéressantes, et j'ai surtout réalisé une chose importante: chaque personne - qu’elle paraisse niaise ou intéressante, belle ou moche, apeurante ou accueillante - à quelque chose à m’enseigner. C’est vrai, j’ai beaucoup appris de ces personnes, appris sur nos différences culturelles, nos divergence, appris que la « normalité » n’existait pas vraiment, puisque ce qui est « normal » pour moi, ne l’est pas forcement pour les autres. Ces apprentissages m’ont poussé à me remettre en question, à écouter sans jugement et à faire preuve d’ouverture d’esprit. La chose la plus folle, c’est que tous ces changements et prises de conscience ont été provoqués par de simples interactions humaines! Qui sait, ça aurait même pu arrivé chez moi, en France, si j’étais aussi attentive aux autres que je le suis en voyage. En plus je n’avais aucun plan. J’étais parti sans rien prévoir afin de laisser place à l’inconnu, l’improvisation et la surprise. Ça n’a pas loupé, et ce sont finalement ces rencontres humaines qui ont orienté et construit mon voyage. J’ai fait du Woofing avec un anglais rencontré dans une auberge de jeunesse à Auckland, j’ai fait du stop avec un hollandais rencontré en auberge de jeunesse au Mont Manganui, etc.. Au final, j'étais en train de réaliser que l’humain faisait probablement 80% d’une expérience de voyage. 

 

 

Mais c’est alors que j’ai commencé à me lasser de ce moyen de voyager. Je rencontrais beaucoup d’étrangers, mais peu de locaux et je voulais à présent, être plus libre et au plus près de la culture locale. J’ai alors commencé à voyager en stop. Partager un moment avec une personne locale dans une voiture le temps d’un trajet. Être juste tous les deux et savoir pertinemment qu’on ne se reverra probablement jamais. Quel sentiment étrange! Et le plus intriguant, c'est que cette situation pousse les gens à parler d’eux, de leurs vies, de leurs idées et à se confier parfois même plus qu'a leur meilleur ami; que ce soit pour tuer le temps, combler un blanc gênant ou par curiosité. C’est un moment unique, qui ne se reproduira pas et que tu ne pourras jamais revivre à travers une photo ou une story intagram. Un moment de vie sans trace dont tu es le seul témoin et que tu n’oublieras jamais. J’ai naturellement fini par en conclure que c’était le moyen de voyager le plus authentique. Mais ce que l’on dit moins, c’est que faire du stop ne se réduit pas seulement à un trajet, il devient souvent une nouvelle aventure! Par exemple, un jour, j’attendais déjà depuis une heure sur la route avec mon ami hollandais. Alors j’ai décidé de changer de technique: sur notre pancarte, au lieu de marquer la ville dans laquelle nous voulions nous rendre, j’ai inscrit « Votre destination sera la nôtre » . Et voilà que 5 minutes plus tard, un gros camion s’arrête pour nous prendre. En discutant, on découvre que le camionneur était en réalité un fermier qui vivait seul quelques kilomètres plus loin dans une belle maison, perdue au milieu de nulle part. Il se faisait tard, alors ce dernier nous a proposé de nous loger chez lui et de partager son repas. Et oui les gens sont généreux! Le jour suivant, j’ai proposé à notre hôte de l’aider à la ferme. On était alors parti pour une journée pleine de nouveauté. Sans s'en rendre compte on s'était mis dans la peau de ce fermier et on a vécu son quotidien, qu’il était ravi de partager. Une expérience marquante qui est arrivée grâce au stop! 

 

Mais voilà que, de fil en aiguille, j’arrive dans l’île du sud. En Nouvelle-Zélande, l’île du sud est la plus dépaysante, elle est pleine de paysage à en couper le souffle! Pour profiter au maximum de ces beautés naturelles, je voulais être capable de me rendre au milieu de nulle part, et de le faire quand j’en avais envie. Mais je ne pouvais pas faire ça en bus et auberge de jeunesse: les auberges sont principalement situées dans les villes, et les bus ont des horaires précis qu’il faut respecter. Ça réduisait trop les possibilités d’improvisation selon moi. Alors j’ai décidé d’acheter un van et de parcourir l’île. WOW! Je pouvais enfin sentir une totale liberté et être aussi spontanée que je le voulais. Mais au bout d’un certain temps, il me manquait encore quelque chose: les rencontres humaines! Ce moyen de voyager était parfait, mais il m’était plus difficile de rencontrer du monde..

 

J’étais à présent sur les routes néo-zélandaises depuis plus de 3 mois, et j’avais l’impression d’y avoir toujours été. Sur la route vers le sud, je repensais à tous ces moyens de voyager. Je n’arrivais pas à en trouver un qui me convienne parfaitement, mais j’étais quand même parvenue à déterminer les ingrédients d’une parfaite expérience de voyage (de mon point de vue). J’aurais adoré trouver un moyen de voyager qui me fasse ressentir l’authenticité (1) du voyage en stop, la liberté (2) et la spontanéité (3) du voyage en van et l’expérience humaine (4) du voyage en auberge de jeunesse. Je venais de déterminer les 4 piliers du concept MagicBus. 

 

L’idée de MagicBus était née!

 
 
 

 

2.  Un concept développé au Canada

 
Canada.jpg

MagicBus était une idée. Maintenant je devais la réaliser. Alors je suis retourné en France pour continuer mes études. Du haut de mes 21ans j'avais tout de même un diplôme de technique d’architecture, donc j’étais capable de créer quelque chose de réalisable techniquement, mais je voulais en apprendre plus sur comment aménager un intérieur. Je suis donc partie à Paris pour faire une licence en architecture intérieure. Après ça, dans le but de savoir gérer les aspects logistiques et de développer ma créativité, j’ai déménagé à Montréal (Canada) pour faire un DESS en design d’évènement. 

 

A ce moment-là, j’avais les capacités techniques et la créativité pour réaliser un aménagement unique, je savais comment organiser tout le voyage, mais je n’avais toujours aucune idée de comment monter un business plan, aller chercher des financements ou encore gérer un projet de cette ampleur. J’ai alors décidé d’effectuer ma dernière année d’étude à HEC Montréal en gestion, dans le but de construire ce fameux business plan et d’avoir un minimum de contacts et de connaissances pour faire de MagicBus un projet viable au long terme. 

 

Autrement dit, après avoir eu l’idée en Nouvelle-Zélande et avoir confirmé l’intérêt auprès d’autres voyageurs, j’ai passé 4 ans à étudier dans le but de construire mon projet. MagicBus s'est définitivement concrétisé quand j’ai déménagé au Canada. C'est là que le concept complet à été développé et affiné avec l’assistance de mes professeurs. Je voulais être certaine que le projet intéresse et qu'il réponde aux besoins de notre génération, de plus en plus nomade.

 
 
 

 

3. un projet fait pour l'Europe

 
France_Europe2.jpg

L’Europe a toujours été mon objectif pour MagicBus: un continent à frontières ouvertes, avec une grande diversité et des pays de taille raisonnable nous permettant d’accéder facilement à de multiples langues et cultures. De plus, voyageant toujours de plus en plus loin, j’ai fini par réaliser à quel point l’Europe était riche et j'étais de très attirée par l'idée de retourner explorer mes racines. Il était donc évident pour moi que MagicBus se ferait en Europe! 

 

Mais voilà, je vivais au Canada depuis presque 3 ans. Les Canadiens adoraient et soutenaient le projet, le Canada était muni de paysages purs et incroyables que je rêvais de parcourir, et j’étais entourée de bus américains si peu cher. Alors à ce moment, j’étais prise d’un doute: j’avais toujours imaginé MagicBus en Europe, mais ne serait-il pas plus judicieux de le commencer ici, au Canada? 

 

Après des semaines de réflexions, à peser le pour et le contre, je suis finalement arrivée à la conclusion qu’il fallait que je suive mon premier sentiment: MagicBus sera en Europe. Je suis Européenne, mais je connais mieux le Canada et la Nouvelle-Zélande que mon propre continent. Et, parce que je suis une voyageuse de "paysages et lieux non-touristiques" et que l’Europe, elle, est plutôt connue pour ses capitales, j’y ai vu un challenge: je veux montrer l’Europe différemment, hors des sentiers battus. Évidemment, nous allons nous arrêter dans les capitales, mais les villes ne seront pas la destination principale de MagicBus, je vais essayer de faire découvrir aux voyageurs embarquant dans MagicBus les différentes cultures européennes et la richesse naturelle de notre bon vieux continent! 

( Mais ceci n'est pas un adieu au Canada, je compte bien réaliser le second MagicBus au pays des caribous!

 

C’est parti pour l’Europe!